Farîd ad-DînʿAttâr
Toi qui passes ton temps à juger tes semblables, comment peux-tu jouir de la beauté du ciel? Comment pressentir Dieu quand on n’est occupé que des fautes d’autrui? Oh, pour voir le fétu dans l’oeil de ton voisin, ton oeil percerait des murailles. Mais étrangement ta vue baisse quand il s’agit de te voir nu. Il suffirait pourtant de peu. Connais-toi, Dieu te connaîtra. Et qui que tu sois, même sale, Il t’aimera comme Son fils.
Farîd ad-DînʿAttâr, La conférence des oiseaux (coll. Points Sagesses/Seuil, 2014)
image: Hossein Naqqâsh, L’ange de Tobie (franceculture.fr)