Augustin d’Hippone

Relire… Les Confessions – XXVI

Maintenant, Seigneur, je T’écris cet aveu. Lise qui voudra. Qu’on interprète comme on voudra. Si quelqu’un trouve que j’ai commis une faute en pleurant ma mère un petit quart d’heure, cette mère que pour un temps j’ai considérée comme définitivement morte, elle qui tant d’années avait pleuré pour me faire vivre à Tes yeux, ne riez pas de moi mais plutôt, si vous avez grand amour, pleurez pour mes fautes devant Toi, Père de tous les frères de Ton Christ.

Saint Augustin, Les aveux / Les confessions (P.O.L, 2013)

image: Saint Augustin et le mystère de la sainte Trinité, Eglise catholique du Tarn / France (catholique-tarn.cef.fr)

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