Frère Antoine-Marie
Quand l’Eglise regarde vers la fin des temps, elle prend conscience des douleurs qui marquent aujourd’hui les hommes. Bien sûr, notre humanité est promise à l’épreuve et peut-être à un certain cataclysme final à travers lequel la figure actuelle du monde sera bouleversée pour être transformée. Mais c’est la joie qui l’emporte, puisque le Fils de l’homme, Jésus, notre sauveur, est désormais tout proche, devant la porte. A travers tout ce qui peut nous contrarier, c’est Lui que nous attendons, c’est Lui qui nous apporte la justice et la paix promises.
Telle est la joie de l’Eglise et celle de chacun de nous, croyant en notre Dieu créateur et rédempteur de l’homme. Une joie qui l’emporte toujours, parce que le Seigneur Jésus est de plus en plus proche, et que chaque nouveau déchirement est le signe, qui ne peut tromper, que Jésus se rapproche encore davantage; parce que chaque misère et même chaque péché qui maintenant nous sautent aux yeux, sont la preuve sûre que le voile est sur le point de se déchirer et que nous allons bientôt faire face à Jésus et être noyés dans l’amour et la miséricorde. Car plus Jésus se fera proche, plus le monde sera écartelé, et plus notre misère sera évidente, mais plus aussi nous serons aspirés par la puissance de Son amour.
Il s’agit pour chacun de nous, comme Marie au pied de la croix, de nous tenir debout dans la foi et l’espérance: Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi (Ap 3, 20).
Frère Antoine-Marie, Debout dans la foi et l’espérance / extrait (carmel.asso.fr)
image: Centre Spirituel des Carmes d’Avon / France (centrespirituel-avon.org)