Morceaux choisis – 250 / Thérèse Bénédicte de la Croix

Thérèse Bénédicte de la Croix (Edith Stein)

Obscure est la nuit du tombeau,
et pourtant l’éclat des plaies sacrées
traverse l’épaisseur de la pierre,
la soulève et la met de côté comme une plume;
de l’obscurité du tombeau se lève
le corps ressuscité du Fils de l’Homme,
éblouissant de lumière, rayonnant de clarté.

Sans bruit, il sort de la grotte
dans l’aube naissante, paisible,
d’une paix matinale,
une brume légère couvre la terre;
elle est maintenant traversée par la lumière,
scintillante de blancheur –
et le Sauveur s’avance dans le silence
de la terre qui s’éveille à peine.

Sous ses pas divins
s’épanouissent des fleurs lumineuses
que nul n’a jamais vues –
et partout où son vêtement effleure le sol,
la terre se met à briller d’un éclat d’émeraude.

La bénédiction coule de ses mains
sur les champs et les prés,
elle jaillit abondante et limpide –
et dans la rosée matinale de la plénitude de grâce
la nature rayonne de joie
et ovationne le Ressuscité
pendant qu’il s’avance en silence
au devant des hommes.

Edith Stein, Malgré la nuit / extrait (Ad Solem, 2002)

image: Vitrail de la Résurrection, Beauchamp (brechamps.net)

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