Chemins de traverse – 640 / Sandor Maraï

Sandor Maraï

Dans le temps qui s’écoule, rien ne se perd. Mais petit à petit, tout pâlit, comme ces très vieilles photographies faites sur une plaque métallique. La lumière et le temps effacent leurs traits nets et caractéristiques. Pour reconnaitre par la suite le portrait sur la surface devenue floue, il faut le placer sous un certain angle de réflexion. Ainsi palissent nos souvenirs avec le temps. Cependant, un jour, la lumière tombe par hasard sous l’angle voulu et nous retrouvons soudain le visage effacé.

Sandor Maraï, Les braises (coll. Livre de Poche/LGF, 2003)

image: Médaillon bronze rétro, « Jeune femme au papillon » (alittlemercerie.com) 

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